Je ne reviens ici que pour te dire merde. Parce qu'après tout, c'est ta faute. Ta faute si j'ai tant changé, que je me suis tellement braquée, renfermée, pour ne plus avoir mal. Pour que j'arrête d'avoir mal à cause de tous ses sentiments, ses sensations. Parce que tu m'en as fait tellement. Du mal. Je n'arrive même plus à trouver quelque chose de bon, qu'on se serait apporter. Sans compter ce c½ur de pierre. Je te plairais sans doute, à toi, aussi froide et silencieuse que je suis maintenant, c'est ce que tu me reprochais, je crois, de parler si souvent, de ne pas avoir la pudeur de mes sentiment. Et bien aujourd'hui, je ne parle plus. A personne. Je n'y arrive plus. Je ne m'ouvre plus. Je n'en ai plus envie. Je ne sais même plus exprimer ce que je ressens. Je ne crie plus. Je ne pleure plus. Plus si souvent. J'en suis au point d'avoir peur. Peur d'expliquer ce qui me passe par la tête, par le c½ur. Parce que ça ne marchait jamais lorsque je le faisais avant, et que je ne veux pas tout perdre cette fois. Je ne m'énerve plus. C'est comme si plus rien ne me touchait au fond. Pourtant, je le sens bien, lorsque ça se craquelle au fond de moi. Mais je n'arrive plus à mettre de mots là dessus. Alors je ne parle plus. J'ai peur d'être mal comprise, et je préfère encore ne pas être comprise du tout. Je ne parle plus, je n'écris plus, et certaine fois je ne pense même plus non plus. J'ai toujours l'impression que je vais paraitre ridicule, avec mes problèmes n'existant qu'à mes yeux et mes colères pour des choses invisibles. Mais je me vexe toujours autant, peut être même plus, simplement en silence, afin de ne plus perturber personne, et de me faire croire à moi aussi, que rien ne me blesse. Peut être que ça finira par marcher, au moins une fois. Ou bien peut être pas. Sans doute même que je perdrais tout, encore une fois, parce que lui n'aime pas ça. Que je ne parle pas. Et je ne sais pas ce qu'il faudra, pour que ça change encore, dans le bon sens cette fois. Je ne parle plus à personne. Plus personne ne me parle. Mais je suis enfin en vacances.

# Posté le dimanche 03 août 2008 18:17


GAME OVER .

# Posté le dimanche 11 mai 2008 06:48

Modifié le lundi 02 juin 2008 17:00

He's all that.

He's all that.
J'ai envie de rester comme ça. A moitié affalée, des chaussettes, une jupe et quoi d'autre. Un rien qui ne sonne, un rien qui ne coule. J'écoute mon répondeur en boucle, parce que c'était avant, avant que l'avion ne décolle. Et même si c'était nécessaire, que ça équivaut au temps qui passe. J'ai regardé deux fois le même film, en deux nuits. Et j'ai pleuré deux nuits de suite. Pourquoi. Je suis toute seule. Reviens. Arrive. Tu dois m'apporter tout seul, ce que vous m'aviez promis à trois. J'avais raison. On ne se reverra pas. Maman m'aurait dit c'est mieux comme ça. Peut être qu'il fallait couper tous les ponts pour être au clair. C'était le dernier passage, la dernière ligne droite pour l'aimer à part entière. Il est une heure et quarante trois minutes, et je n'ai rien d'autre à faire, que de créer ma boite à souvenirs. "If you love somebody, let them go. If they return, they were always yours. If they don't, they never were. Merry Christmas and always remember that tomorrow is an other day." Je me souviens, et je pleure. Je pleure. Je pleure. Comme je l'avais fait ce jour là.


Je relis des lettres de personnes que je ne reconnaitrais même pas aujourd'hui, et qui pourtant, m'avaient marquées. Il y a tous ces mots que je voudrais retourner jeter à leur pieds, retour à l'envoyeur, puisque ça ne veux plus rien dire. Des c½urs, des pour toujours. C'était l'époque des lettres d'amour, des mots d'anniversaire sur mouchoirs en papiers. J'ai retrouvé une moitié de c½ur, perdue dans tout le reste. Je me souviens encore, lorsqu'il a été découpé, par qui, pour quoi, mais je ne sais pas, ou le reste est passé. Devrais je le lui rendre, comme elle l'a écrasé. Je m'en fiche. Je crois. Il y a tout ce temps qui a coulé, ces sentiments qui ont changé, mais ces souvenirs qui sont restés, et qui ne veulent pas me lâcher. J'ai toujours envie de demander, pourquoi moi. Je suis déçue. Si déçue. De les avoir crus. C'était avant. Avant que je décide de ne plus m'attacher aux gens. Ils font partis des derniers, des derniers acceptés. De ceux que je ne reverrais. On remet ça sur le tapis, on se fixe, on ne sait rien.


Je ne te l'avais pas dit. Pourquoi. Pour ne pas te décevoir, pour que tu crois que tout allait bien chez moi. Que j'avais compris de mes erreurs, et que je ne refaisais pas les même. Game over. Same player shoot again. Ce devait être la plus belle soirée. Et puis j'ai décidé de ne pas l'invité, ils n'ont pas pu se libérer, on n'a toujours pas commencé à la préparer, et ils m'avouent ne pas bouger. Sans doute les aurais-je attendu longtemps sur le quai, si je n'avais pas demandé. Et tant pis pour la ventouse. J'ai besoin d'un album, pour trier mes souvenirs, et les éloigner de moi. Non, ça ne fait pas encore assez longtemps, pour sourire en y repensant. Est ce que tu seras finalement le seul, à tenir tes promesses, à ne jamais jurer, à vouloir réaliser nos projets, à garder ma main dans la tienne. Il est deux heure zéro deux .

# Posté le lundi 14 avril 2008 19:58

On m'avait prévenu, que ça s'oublierait pas facilement, que ça manquerait pendant longtemps. C'était pas peu dire. C'est le bol d'air après l'étouffement, le sourire au milieu de rien. C'est l'aspect Sauvage de chaque événement.





BAFA . Vie de stage . Garuche . Pétasse . Petit Déjeuné . Bio rythme . Le gros Marien . Les maracas . Maman . Collision . Autoroute . Cheveux . Pilote . Copilote . Pinces à linges . Vaisselle . Le p'tit train du sommeil . Pelle blanche . Vie quotidienne Act I, II, III . Points de situation . Groupes de sept . Goulagu . Mixité . Autonomie . Scie Egoïne . Rouleau de PQ . Top Trois . Palmarès . Responsabilités . Homme des cavernes . Minettes dans les champs . COLLECTIVITÉ.


Gabrielle / Marie Lise / Marien / Laura / Kéa / Julie / Suzon / Cédric / Simon / Alice / Benoit / Quentin / Ambre / Paul / Pierre / Sophie / Florian / Sabine / Alyssa / Raphaël / Charline / Eve / Mélodie / Léa .




# Posté le lundi 14 avril 2008 09:54

Modifié le lundi 14 avril 2008 10:23

My Friend all died in a plane crash.

My Friend all died in a plane crash.
J'aurais du le faire sur le moment, quand c'était encore tout frais dans ma mémoire. Avant que des tas d'autres souvenirs ne viennent s'empiler sur celui là. Avant que la musique ne disparaisse, remplacée par des comptines. Avant que je ne perde mes affaires. C'était bon. Du bonheur brut, à forte dose. D'un coup d'un seul. Des images plein les yeux. Des flashs éblouissant sous l'alcool. La tête vide, le sourire aux lèvres. Et tout ces gens qui nous fixaient. Et on buvait, et on criait, et on rigolait. Juste nous deux, ça suffisait pour que tout roule. J'avais raison quand je disais qu'elle n'y changerait rien. Evidement des choses changeront toujours, mais peut être en bien. Car rien ne nous résiste. On se fait remarquer partout où l'on va. Peut être que c'est à cause de toi, ou peut être de moi. Ou peut être que c'est comme ça. Même si j'danse pas les chansons pour les couples avec toi.
J'essaye de me souvenir, ce que ça m'a fait exactement, de les voir, de les entendre, de les chanter. Ce vide dans la tête, ces étoiles dans les yeux. S'imaginer ailleurs, porter par les voix, se balancer avec le son, imaginer d'autres bras, ceux qui seront autours de moi. Le regard perdu loin dans le noir, illuminé. Je savais ce que je voulais. Ce que je faisais, sur le moment, au présent. Et je savais même, ce que je ferais après.

# Posté le dimanche 13 avril 2008 18:49