Je relis des lettres de personnes que je ne reconnaitrais même pas aujourd'hui, et qui pourtant, m'avaient marquées. Il y a tous ces mots que je voudrais retourner jeter à leur pieds, retour à l'envoyeur, puisque ça ne veux plus rien dire. Des c½urs, des pour toujours. C'était l'époque des lettres d'amour, des mots d'anniversaire sur mouchoirs en papiers. J'ai retrouvé une moitié de c½ur, perdue dans tout le reste. Je me souviens encore, lorsqu'il a été découpé, par qui, pour quoi, mais je ne sais pas, ou le reste est passé. Devrais je le lui rendre, comme elle l'a écrasé. Je m'en fiche. Je crois. Il y a tout ce temps qui a coulé, ces sentiments qui ont changé, mais ces souvenirs qui sont restés, et qui ne veulent pas me lâcher. J'ai toujours envie de demander, pourquoi moi. Je suis déçue. Si déçue. De les avoir crus. C'était avant. Avant que je décide de ne plus m'attacher aux gens. Ils font partis des derniers, des derniers acceptés. De ceux que je ne reverrais. On remet ça sur le tapis, on se fixe, on ne sait rien.
Je ne te l'avais pas dit. Pourquoi. Pour ne pas te décevoir, pour que tu crois que tout allait bien chez moi. Que j'avais compris de mes erreurs, et que je ne refaisais pas les même. Game over. Same player shoot again. Ce devait être la plus belle soirée. Et puis j'ai décidé de ne pas l'invité, ils n'ont pas pu se libérer, on n'a toujours pas commencé à la préparer, et ils m'avouent ne pas bouger. Sans doute les aurais-je attendu longtemps sur le quai, si je n'avais pas demandé. Et tant pis pour la ventouse. J'ai besoin d'un album, pour trier mes souvenirs, et les éloigner de moi. Non, ça ne fait pas encore assez longtemps, pour sourire en y repensant. Est ce que tu seras finalement le seul, à tenir tes promesses, à ne jamais jurer, à vouloir réaliser nos projets, à garder ma main dans la tienne. Il est deux heure zéro deux .
