Je pleure, et je souris en même temps. Et je ne comprend pas vraiment pourquoi, ni comment. Vous savez peut être, cet état mitigé, fatigué, ou vous pouvez vous mettre à rire sans savoir vraiment pourquoi, et juste après, vous mettre à pleurer, sans en savoir plus. J'ai pris rendez vous avec mon futur ce week end. J'ai découvert les deux options qui s'offrent à moi. Je pense avoir fait mon choix cette fois, même s'il m'effraie sans doute plus que tout le reste. Certains décident de vivre, moi je décide d'arreter. Ca peut paraitre flippant de loin. Et de prés aussi. Je crois qu'enfète, j'ai cessé d'exister il y a longtemps, parce que je n'existe qu'à travers le regard des autres. Et si personne ne me demande de rire, je ne le ferais pas, pas pour moi. Depuis que j'ai comris que c'était les personnes qui me connaissaient le mieux qui finissaient pas me laisser sur la touche, j'ai décidé de ne plus laisser personne me connaitre vraiment. Alors je change, souvent, tout le temps, pour qu'ils ne puissent pas avoir la prétention de prétendre du contraire. Je ne me connais pas moi même, comment pourraient ils, eux, penser savoir qui je suis. On ne connait que mon nom si on ne m'a jamais vu pleurer, ou me mettre en colère. Parce que je le fais plus souvent que dire Bonjour, je m'appelle Justine.
Enfaite, c'est quelque chose que je ne dis jamais, on ne me demande jamais comment je m'appelle. On se plante sur mon age souvent, sur ce que je veux faire plus tard. Mais comment tu t'appelles, c'est une question à la quelle je n'ai pas répondu depuis des années. C'est à ça, qu'on voit si quelqu'un s'interesse à vous où non, s'il ne cherche même pas à connaitre votre prénom, ne perdez pas votre temps. L'an prochain est sencé être un nouveau départ, et j'ai peur, peur, peur. Que finallement, rien ne démarre, que ce soit comme maintenant, en plus grand. Je voudrais tellement me sentir à l'aise, et désirée, là où je serais.
J'ai écouté Dobacaracol une bonne partie de la journée. J'ai monté les escaliers, j'ai tourné les yeux vers la porte, c'est pas comme si je ne l'avais pas fait depuis des mois, et pourtant j'n'avais pas eu cette vision là depuis longtemps, j'n'ai pas bougé, j'ai du cligner des yeux, et essayer de comprendre pourquoi je le revoyais dans ma tête, maintenant. C'est là où l'on se rend compte que le peu qu'on a, on finit par le gacher. Finallement, j'ai passé le week end dans le passé. L'esprit renvoyé un an auparavant. On m'avait dit que ça s'arrangerait, que tout finnissait toujours par s'arranger. On m'avait mentit. Ne me laissait pas vous aimer. Et pardonnez moi si je ne vous laisse plus le faire non plus.
"Le dilemne c'est qu'elle aime d'autres amants. Ana ment-t-elle quand elle me dit qu'elle m'aime ? Le problème c'est qu' elle même ne sait pas si elle aime. Ana m'aime-t-elle quand elle me dit qu'elle ment ? L'amour n'est fait que pour ceux qui s'aiment, mais pas pour ceux qui voudrait etre aimés, l'amour et son futur sans emblème. J'ai si peur de t'aimer. Même quand renait la belle de mai, on sait que c'est vrai, l'amour s'en va, l'amour s'en fout. Ca se joue sans nous. Même si on dit qu'on ne sait jamais on sait que c'est vrai. L'amour s'en va l'amour s'en fout, il se fou de nous."